Une randonnée fixe, par Émeline Maurin

Une rencontre avec un analyste. Un désir de cerner les questions du féminin et du masculin. Un Cartel se forme.

Une question au départ. Mille interrogations ensuite.

Du brouillard. Des phares. Un désert.

Le féminin se cerne t-il ? L’angoisse se dompte t-elle ?

Une paire de jumelles, une boussole, une gourde ; renversent sa position.

Elle est percutée, bouleversée.

Les mots de J. Lacan à propos du Réel sont éprouvés.

Sa voix est asséchée mais le Désir est là. Poursuivre la route.

Les autres cernent, délimitent, avancent pas à pas, avec l’appui de l’Un.

La poésie, la danse, le théâtre, rendent les rencontres vives, animées, surprenantes.

L’inattendu.

Le travail clinique en devient plus léger. Elle retire son sac à dos et accueille l’autre souffrant, sans carte du monde.

Accepter l’insaisissable. « Le Réel sans loi », conclusion de ce Cartel. Libération soudaine, effrayante, gain d’ouverture et d’humanisation.

Elle respire.