Mathilde Vialade se forme avec Lacan

Elle est assise. Face à un homme d’une quarantaine d’années. Il raconte son histoire. Elle l’écoute. Attentivement. Hoche la tête par moments. Acquiesce d’un son de voix à d’autres. L’homme parle. Elle tente de suivre le fil. De comprendre. L’homme parle. Beaucoup. Son corps s’agite. Son buste se balance d’avant en arrière. Ses mains tremblent. Sa voix devient gutturale. Rauque. Le débit s’emballe. 

Elle est déroutée. Cette première rencontre va à l’encontre. De son savoir universitaire. Le psychologue écoute. De la pensée commune. Parler fait du bien. Elle va travailler en cartel. Lire. Écrire. Présenter. Elle va trouver une orientation. 

Elle est dans une chambre d’hôtel. Allongée sur le lit. Lit à voix haute le texte qu’elle a écrit. Et travaillé avec un membre de l’École. Cas d’un homme d’une quarantaine d’années. Elle doit en faire une présentation le lendemain. Les Journées n’auront pas lieu. Elle restera dans la chambre d’hôtel. Assise en tailleur sur le lit. À écrire.

Elle est assise dans un fauteuil rouge. Écoute une artiste invitée par les Journées. Parler de ses œuvres. Du regard. Elle aime l’atmosphère de douce folie. Régnant dans l’amphithéâtre depuis l’arrivée de cette artiste. Dans la voiture, elle attrapera un stylo, l’agenda de son mari, trouvera une page blanche, tracera les premiers traits d’installations.

Elle est assise sur une chaise en inox. Un micro à la main. Face à des personnes assises dans des fauteuils. Lit des scènes qu’elle a écrit. Pour une conférence préparatoire aux Journées. Première fois qu’elle lit à voix haute des écrits non professionnels. Elle reprendra tous ses écrits. Les lira à voix haute assise derrière son bureau. Ajoutera des points. Dès que sa voix scandera le texte.

Elle est assise sur un tabouret noir. À l’intérieur d’une installation. Lit des textes aux participants des Journées. Scènes de la vie des couples. Elle quittera son travail. Continuera à écrire.