L’analyste politique, par Dominique Hermitte, déléguée régionale ACF-MP.

       « Que faites-vous, que pouvez-vous même faire, sinon, à part du populaire, et dans le choix des révoltes de privilégiés, exprimer l’une d’entre elles… J’ai moi une autre façon de passer ma révolte, aussi de privilégié, j’ai moi une autre voie, et il y a pour vous  _ vous devriez le vouloir _ une autre voie de passer votre révolte de privilégié : la mienne par exemple »

 Jacques-Alain Miller a lu ce texte,lors d’un Forum SCALP à Paris, au printemps 2017.

Dans cette contingence de la campagne électorale présidentielle, « l’École sujet » a effectué un pas nouveau de son engagement politique. L’École est sujet c’est à dire « un effet sans cesse renouvelé d’un échange permanent et transindividuel. »1 Sujet vivant, constamment animé par la Conversation de ses membres, l’École ne peut vivre que dans une démocratie qu’elle défend chaque fois que cette dernière se trouve menacée.  Chaque fois. La position politique de l’analyste de l’ École n’est pas de l’ordre d’un idéal soutenant des valeurs dites «  de gauche / de droite ». Elle consiste en une lutte, une action déterminée pour la défense du sujet et de son symptôme.

 

1Lacan J., cité par Régnault F., Vos paroles m’ont frappé…ORNICAR 49, Revue du Champ freudien, Seuil, 1998.